Revalorisation SMIC 2026
Après une réévaluation eu 1er janvier 2026, le SMIC est de nouveau revalorisé au 1er juin.
Dans la Fonction publique hospitalière, de plus en plus agents resteront rémunérés en dessous du minimum légal.
Au 1er juin, le SMIC a été revalorisé de 44 € bruts (+2,41 %).
Une augmentation, bien insuffisante par rapport à l’inflation réelle qui sera en réalité « compensée » pour les employeurs par de nouvelles exonérations de cotisations sociales (jusqu’à 3 SMIC !) et qui aboutit à plonger plusieurs échelons de 6 grilles de salaires en dessous du salaire minimum !
CONSÉQUENCES :
•CATÉGORIE C : les Agent·es des Services Hospitaliers Qualifié·es - ASHQ, les Agent·es d’Entretien Qualifié·es – AEQ, les adjoint·es administratif·ves stagneront en l’état, pendant au moins 19 ans sans évolution de leur salaire indiciaire !
•CATÉGORIE B : les aides-soignant·es et Auxiliaires de Puériculture débuteront leur carrière avec un salaire de base au SMIC, et ce, pendant 5 ans !
•CATÉGORIE B : pour les Secrétaires Médicales, Assistant·es de Régulation Médicale, Technicien·nes Hospitalier·ères, Adjoint·es de Cadres Hospitaliers, même chose, mais pendant 6 ans !
•CATÉGORIE A : la catégorie A ne bénéficie d'aucun mécanisme correctif et le gel pénalise le niveau de rémunération des agent·es !
Les établissements devront recourir à une indemnité différentielle pour atteindre le seuil légal, révélant l’insuffisance des salaires de base.
Sont concernés des personnels indispensables au fonctionnement quotidien de l’hôpital public : agents de service hospitalier, agents d’entretien, personnels administratifs, conducteurs ambulanciers, agents techniques.
L’hôpital public ne peut pas fonctionner avec des salaires de pauvreté.
La CGT exige :
• Un dégel et une revalorisation de la valeur du point d’indice à hauteur du manque à gagner depuis tant d’années
• Une indexation de la valeur du point d’indice sur l’inflation
• L’ouverture de réelles négociations pour la revalorisation des professions à prédominance féminine pour la reconnaissance des qualifications à la même hauteur que les professions à prédominance masculine
• L’ouverture de réelles négociations sur l’augmentation générale des salaires